Je vais pas tarder a me laisser tomber
Trop lourd, je me fais chier,
Tout seul je suis invivable
Je ressemble trop à tout le monde
C'est ma part du diable

Je me saoule, je m'ennivre
Je titube, je perds mon vivre
Je persevere dans l'instable
Je gère plus mon centre qui gravite
J'ai l'équilibre qui s'éffrite

Ca pèse trop lourd toutes ces connerires
Je suis habitué à ce qu'on ne me regarde pas
Mais là, j'ai mal à mes pas
Mes pieds ne veulent plus avancer
Ils savent où je veux les emmener

Et je suis plus moins qu'égalité
Ca veut dire que toujours je dois m'échapper
D'un trop mauvais consentement
Que j'arracherai O truies qui m'accablent
Plus que moins, je suis pour m'oublier.

Et mon corps qui se détache
Qui a bien compris quel lache
Je suis, celui qui me castre
Je suis celui qui m'encastre
Dans un mur bien étranger à ma liberté.

Oublier tout ce qui me régit
C'est oublier tout ce qu'est la vie
Et si ca me plait pas, je fasi koi ?
Meme riche en ce monde trop perfide
Je pue à enlaidir mon propre vide.

Je parle pas, je dis rien
Je chie sur la mal, piétine le bien
Je chavire en austral, Apparait en arien
J'explose en interne, je le vis pas bien
Je vis pas bien juste vivre saint.

Et ces ombres qui me lasserent
Ces dogmes qui ont fait mes arteres
Moi l'homme que dois-je faire
Déjà disposer à être con
Je crois que je l'ai pas pris sur le bon ton

O féminine agence du rejet
O masculin, pas plus fin
Je vois des ruines dans vos bases de retrait
Mon bloc d'os ne sera jamais assez fin
J'accepte même plus d'avoir faim.

Et pourkoi la nuit est si longue ?
Je manquerai de quoi, de qui ?
Et pourkoi, et pour ki ?
Tout me fais chier, j'ai plus envie
Surtout de me diriger à l'odeur blonde.

Réalité, intégrisme contre le rêve
Je ne partagerai jamais ta trève
Si je m'enfonce dans des sables luisant
C'est pour étouffer d'un nouveau vivant
Je vais pas me calmer pour toi O Eve.
Pas faire le non vivant
Je vais m'arracher, faut bien que je crève
C la prime de tout vivant