A Julien
05 12 09

Taxi des notes tu savais les déposer
Pour pas une tune elles savaient t'apprivoiser
Illuminaient ton parcours, mais ne sachant te dessiner
Qu'une image d'arrière cours, qui te ferait t'en aller

Ton Sax disait des choses, bien loin de nos pensées
Il étalait des virées jazz que tous enivraient
On entendait moins tes mots que pourtant tu crachais
Cette envie de vivre qui nous chuchotais que tu partirai

L'hiver enlève aux hommes de bien bons souvenirs
De nos trop peu de présence qui aurait pu te retenir
C'est p't'etre le manque d'innocence qui a encré la non envie
Dans ton être tout entier, de partir et son envie.

Tu laisses un sax, ton instrument de plaisir
Qui se désaccordera tellement il ne pourra plus jaillir
La musique aujourd'hui est un leurre quand c'est pour se nourrir
C'est plus du pain et de l'eau, elle fait de nous des menhirs

On a joué sur scène, c'était en plein été
On a joué ensemble un nationalité
Qu'était censer faire qu'on se rassemble, et on ne l'a pas appliquer
Maintenant les notes tremblent et ont peur de se noyer

Je t'ai connu assez peu dans le fond
On essayait juste d'être bon
On parlait, on jouait, on essayait
Je garderai en moi, ce que de ton fond je connais

Trop peu connu pour savoir intervenir
A tes appels que concrétisent mes souvenirs
On avait des mots, des ceci et des cela
Pour parler des autres, des Charybde et des Scylla

Taxis des notes, elles trouveront un autre vaisseau
Surement moins grand, et surement moins beau
Elles étaient seules a sortir quand tu les composais
Pour des oreilles pas mures, elles ne se sentaient pas accompagnées

Est-ce le monde ? est-ce la vie ? est-ce le destin ? est-ce les soucis ?
Pour qu'il est fallu qu'un froid matin, qu'il est fallu que tu t'enfuis
Est-ce l'immonde de ta vie, le non serein de l'abouti
Est-ce l'espoir qui a faillit, qu'un matin t'as dit ca y est c fini.

Ou était le courage, quelle était sa planque ?
Ou étaient les sages, surement la où était le manque
Où étions nous aussi, qu'elle que soit notre suffisance
De continuer de vivre alors que tu ne demandais pas le silence

Pour un adieu, c'est les étoiles qui t'embarquent,
Taxi du sax des notes enfouies
On était loin, tu l'as décidé ainsi,
Elles gagnent ce que l'on perds, j'espère qu'elles, au moins, le remarquent.